L’importance de se sentir bien dans une maison saine n’aura jamais été autant d’actualité. Dans ce contexte, les notions de Feng shui, géobiologie et home-thérapie®  prennent tout leur sens.

Home sweet Home, c’était peut être avant… avant qu’on nous bombarde de slogans « Restez chez vous » à longueur de temps, d’écrans et d’ondes radio… aucun moyen d’échapper à cet impératif : Restez chez vous, c’est ainsi que vous sauverez des vies. Mais quand on ne voit plus ses amis et ses collègues, quand la moindre sortie est encadrée au millimètre temps près et nos modes de vie bouleversés, ces obligations deviennent difficiles à supporter, même si l’on sait que c’est pour la bonne cause. Le déconfinement se profile timidement, mais nous avons encore un peu de temps pour éviter que notre maison, notre refuge, ne se transforme en prison, et reste notre nid douillet. D’autant que soigner son habitat, c’est se soigner soi-même nous dit la Home-thérapie®.

Car oui votre habitat, qu’il soit petit ou grand, peut devenir, si vous en prenez la peine, le meilleur endroit pour vous faire du bien. Le décoder vous révèlera des pistes qui vous permettront d’améliorer votre parcours de vie et pas seulement chez vous.

La Home-thérapie® est la croisée de plusieurs disciplines telles que le Feng shui, la psychologie de l’habitat et la géobiologie qui étudie l’influence d’un lieu sur tout ce qui y vit. La géobiologie a pour but d’identifier et de neutraliser les différentes sources de pollution présentes dans notre environnement. D’origine naturelle (réseaux d’eaux souterrains, réseaux magnétiques…) ou d’origine humaine (ondes électromagnétiques, matériaux nocifs…), elles peuvent avoir un impact fort sur notre santé physique et psychologique.

Yin et Yang

Tout est question d’équilibre, de justesse et de compréhension, c’est ce qu’enseigne le Feng shui. Pour parvenir à équilibrer les éléments qui vous entourent, il est important que vous puissiez reconnaître leurs aspects yin et yang. Le yin est l’aspect féminin de chaque chose. C’est une force qui retient et concentre l’énergie vers l’intérieur, en protection. Elle est représentée par des surfaces mates, sombres, des lignes courbes, des couleurs froides ou pastels… Le yang est l’aspect masculin. Cette force répand, diffuse l’énergie vers l’extérieur. Elle est représentée par des surfaces brillantes, claires, des lignes droites, des couleurs chaudes et vives. Dans votre habitat, les objets, le mobilier, les peintures, les éclairages doivent autant que possible respecter cette harmonie, cette alternance de yin et de yang. Tout est dans la mesure. Si vous avez abusé d’une couleur, d’une forme, d’un matériau de lumière ou d’obscurité, il sera nécessaire de rééquilibrer.

Les pièces yin sont les chambres, le salon (selon les habitudes familiales et les moments de la journée), les pièces d’eau. L’activité y est réduite, calme, posée. La lumière doit y être douce, les couleurs plutôt pastel. Les pièces yang sont le bureau, la cuisine, la salle à manger, la salle de sport. L’activité humaine y est forte, dynamique tant sur un plan intellectuel que physique. La lumière est vive, les couleurs présentes et chaudes. On peut y alterner yin/yang par un mélange de couleurs, de formes et de surfaces. En revanche, évitez de mélanger ou d’installer votre bureau ou vos appareils de sport dans votre chambre ou encore de méditer ou de vous relaxer dans votre cuisine.

L’intérêt de tout ceci est de bénéficier de nourrir votre maison, d’une bonne énergie ou Chi (dans le Feng shui). De sa qualité dépend notre état psychique, psychologique et physique.

 

 

Dynamisez votre Chi

Pour comprendre comment fonctionne le Chi et l’information qu’il véhicule, il faut apprendre à reconnaître le sens de sa circulation afin d’en analyser le parcours. Comme un cours d’eau, il prend sa source et s’écoule vers sa destination finale. Dans nos habitats, le Chi nous parvient de l’extérieur, il entre par la porte principale vers les fenêtres par lesquelles il sort. Sa qualité va nourrir notre habitat, nous impacter ; elle peut être transformée par tout ce qui vous entoure et captée par vos cinq sens. Odeurs, bruits, symboles, formes, ombres, revêtements, température… tout peut vous renvoyer une perception positive ou négative.

Les formes tranchantes, coupantes, saillantes, peuvent avoir un impact négatif. Les ombres peuvent inquiéter faire peur. Cela dépend beaucoup de nos propres ressentis, mais passer tous les jours devant quelque chose qui nous attriste peut contribuer à transformer négativement le chi de votre habitation. D’où l’importance d’apprendre à détecter ces types de chi négatifs. Il vous faudra rechercher l’équilibre, un débit ni trop rapide ni trop lent, ni trop puissant ni trop faible. Un juste apport d’énergie qui pénètre et circule sur le lieu. Une pièce encombrée, mal rangée, aux meubles mal positionnés, peut aussi ralentir le chi. Traquez les blocages et les ralentissements.

 

Ecoutez vos sens

Lorsque vous entrez quelque part, écoutez votre premier ressenti : un son, une image, une phrase vous viennent spontanément ?… est-ce positif ou négatif ?… Ne laissez pas l’autocensure s’installer, laissez parler votre capacité à voir un peu plus que ce que vous avez sous les yeux. Prêtez attention à ce tout premier message que vous envoie votre corps, puis affinez vos sens.

La vue. Portez un regard attentif sur ce qui vous entoure.

L’odorat. Notez les informations qui vous viennent par le biais de votre odorat, leur nature. Puis les sensations procurées, sensations, et images véhiculées. Si l’odeur vous informe chez vous d’un problème particulier, il faut le rectifier rapidement. Un parfum ou un ressenti négatif, c’est un mauvais chi qui pénètre et circule chez vous. Chassez les mauvaises odeurs !

L’ouïe. Le son peut être une source de joie ou de bien-être mais aussi de pollution virulente. Tendez l’oreille. Certains bruits pourraient être source d’information. (chasse d’eau qui fuit, sifflement…) A confirmer par d’autres observations et ressentis.

Le toucher. Eprouvez le ressenti de votre main, mais aussi celui de tout le corps. Marchez pieds nus, ressentez le sol, chaud, froid, tempéré, glacial ?… la texture d’un canapé est-elle douce, rêche, fraiche, poussiéreuse… ? le mur est froid derrière votre dos ou votre tête lorsque vous lisez au lit ? c’est peut-être la raison de vos rhumes à répétition, torticolis… le sol en parquet est très abimé ? poncez-le ou recouvrez-le d’un tapis pour éviter de vous blesser les pieds avec des échardes.

Ressentez votre lieu de vie par tous les pores de votre peau, modifiez ce qui vous dérange. Ne laissez pas les choses en l’état sous prétexte que ce n’est rien. Une somme de petits riens finit par faire beaucoup et surtout par constituer un mauvais Chi.

 

 

Restez à l’équilibre

Un environnement équilibré est d’abord un environnement ressourçant. Ni fatigant, ni électrique, ni amorphe, ni agressif, ni trop, ni pas assez. C’est un environnement qui vous fait du bien. La base de votre bien-être se situe dans cette recherche de l’équilibre.

La lumière

Ni trop ni pas assez. Si votre habitat vous parait trop inondé de lumière, trop dynamisant, yang, canalisez ce trop plein, rajoutez des stores, des rideaux, des voilages de lin. Si votre habitat est trop sombre, laissez entrer la lumière naturelle. Si vous pouvez, ouvrez volets, rideaux ou percez une fenêtre. Ou bien allumez des lampes quand vous vous y trouvez, même dans la journée.

Chaude ou froide.  Globalement pour les pièces à activité yang et pour lesquelles vous avez besoin de voir les détails, privilégiez une lumière froide qui rappelle la lumière du jour ; pour les pièces yin, utilisez une prédominance de lumière chaude pour créer des ambiances. L’alternance est toutefois à respecter : on peut aussi multiplier les sources lumineuses et les éteindre par moment.

Directe et indirecte. Selon la fonction de la pièce, régulez, alternez les types de lumière : lumières d’ambiance (neutre, suspension, lampe sur pied, abat-jour…), donnant le ton d’une pièce et lumières de précision (liseuse), ayant une fonction pour une action précise. Alternez lumière naturelle et artificielle.

Respecter le rythme jour/nuit. Le soir, fermez votre habitat (volets, rideaux, porte), éteignez les lumières au maximum. Concentrez les énergies vers l’intérieur. Evitez de dormir la lumière allumée. Adoptez une posture yin, force contractante, enveloppante. Le matin, au contraire, positionnez votre habitat dans une posture yang : faites entrer le chi dynamisant, ouvrez les volets et les fenêtres.

Prévoyez des sources lumineuses multiples et des variateurs pour adapter l’intensité et le type de lumière en fonction de l’heure, de votre humeur, etc. Ressentez votre ambiance lumineuse et notez ce qu’elle vous procure.

L’environnement visuel

Les formes ont un impact important sur nous tant sur le plan psychologique que physique. Alternez les formes carrées, rectangulaires, rondes, triangulaires. Pour tout ce qui vous entoure : mobilier, objets, décoration murale, de sol, motif, etc. Evitez les formes trop agressives (angles saillants, arêtes vives, objets pointus ou tranchants) qui génèrent des ondes de forme peu favorables au bien-être. Adaptez la taille et la quantité de votre mobilier à la taille de la pièce.

Une table rectangulaire est plus encline à instaurer une hiérarchie, mais favorise en revanche les échanges entre couples. Le rond incite à la confidence, à la communication de groupe. Le carré met tout le monde au même niveau et facilite les communications de groupe. Plus stable, plus ancré, il facilite plus les prises de décisions que le rond qui a tendance à maintenir les décisions en boucle.

Equilibrez le « chaud » et le « froid ». Ce sont des notions subjectives : c’est la perception que nous en avons qui est différente. Vérifiez la présence de mat (cuir mat, bois brut, rideau en tissu) et de brillant (simili cuir lisse, marbre poli, plastique brillant). Orchestrez l’ensemble de façon harmonieuse. Posez par exemple des coussins sur un canapé en feutre ou tissus sur un ensemble un peu trop lisse et yang ou utiliser des stores en lamelles de bois clairs si l’ensemble est trop yin.

 

 

Choisissez des couleurs adaptées

L’apport des couleurs chaudes

Le rouge est a un effet excitant, réchauffant, aphrodisiaque. Il ouvre l’appétit, incite à se découvrir, à révéler sa personnalité, à aller de l’avant. Lié à la notion d’impulsivité. Une couleur à bien doser et à utiliser en petites touches dans le séjour, la salle à manger, la cuisine, l’espace de travail.

Le orange augmente la vitalité, stimule l’énergie sexuelle, rend optimiste. Il donne envie d’échanger dans la douceur et la compréhension. Parfaite dans la chambre d’un couple, dans une cuisine ou un séjour pour favoriser les échanges. Et aussi dans la cuisine ou l’espace de travail.

Le jaune a un effet tonique, anti-dépresseur, il aide au ressourcement. Il facilite les échanges et la communication, stimule le psychisme, la réflexion et la concentration. Cette couleur s’adapte aux pièces à vivre comme l’entrée, le salon, la cuisine. Et aussi dans la chambre de ceux qui ont du mal à se lever le matin.

Le rose rend optimiste, joyeux, de bonne humeur, donne de l’espoir et combat le stress. Une belle couleur positive à utiliser où bon vous semble (séjour, salle à manger, cuisine). Attention toutefois dans une chambre il peut avoir un effet excitant et ne pas favoriser le sommeil.

L’apport des couleurs froides

Le vert rassure, apaise, aide à lutter contre le stress, inspire la confiance et favorise l’ouverture ainsi que la communication. C’est la couleur de l’équilibre, du calme. Convient pour le salon d’une famille dont l’ambiance est tendue par manque de communication, par exemple. Et aussi dans une chambre, un espace de travail, un salon.

Le bleu. Effet calmant et tranquillisant. Cette couleur stimule la créativité, donne une sensation de liberté, de plénitude et d’harmonie. Agrandissant l’espace, elle apporte une sensation de fraîcheur et de légèreté, un effet apaisant dans la chambre de ceux qui ont du mal à dormir.  A utiliser aussi dans toutes les autres pièces.

Le bleu turquoise (bleu vert). Couleur d’équilibre qui calme les tourments et aide à lutter contre la dépression. Idéale dans la chambre d’un adolescent par exemple. A utiliser dans un séjour, une salle à manger, une cuisine, un espace de travail, un salon.

Bleu foncé, indigo. Répond à des besoins de sommeil, d’obscurité, d’intégration, d’appartenance communautaire. Possède un peu les mêmes vertus que le bleu mais en plus profond, plus introspectif. Mélange des effets du bleu et du violet.

Le violet. Aide à la méditation, à la relaxation, apaise le système nerveux et favorise le sommeil. Apporte sérénité, profondeur, réflexion, introspection. Pour une chambre, un séjour, un bureau.

Les autres « couleurs »

Le blanc harmonise l’esprit, protège des énergies négatives, augmente la vibration de l’âme et du corps. Parfait pour une entrée où il jouera pleinement son rôle de purificateur des énergies entrantes et sortantes : sorte de sas énergétique.

Le gris. Couleur de la sagesse, de l’expérience, de la réflexion. Une couleur neutre qui incite à la contemplation. Dans un habitat est à réserver aux personnes considérées comme équilibrées.

Le noir. Couleur de l’intériorisation, de l’immobilité créatrice, du retour sur soi, de l’humilité. A utiliser avec modération et à compenser par d’autres couleurs.

 

Faites du tri pour mieux ranger

Faire de la place chez soi, c’est avant tout se faire de la place à soi. Il s’agit de se repositionner par rapport à son environnement physique, psychologique et émotionnel, de se redonner une juste place. Décodons ensemble la place des objets qui nous entourent.

Objet quand tu nous tiens

Ce lien avec les objets qui nous entourent fait partie de notre environnement psychologique et émotionnel. Autant qu’il soit sain et positif. Il est primordial d’alléger votre environnement de tout ce qui peut le dégrader, nettoyer certaines mémoires liées aux objets. Pour cela, interrogez-vous sur ceux qui vous entourent. Quel sentiment, quelle période vous évoquent’ils ?

Triez efficacement

Vos émotions et votre ressenti sont les seules choses fiables, il faut apprendre à les décoder. Le tri est une vraie démarche introspective, presque un rituel, à effectuer en conscience et avec méthode. Sortez tous les objets de leur rangement et prenez-les dans vos mains. C’est l’occasion d’un bon dépoussiérage et surtout un bon moyen de ressentir vraiment l’objet. 

Trier par typologie d’objets. Procédez par grands groupes du même type. Vêtements, chaussures, livres, vaisselle, photos, objets de déco, mobilier, papiers administratifs, etc. Traquez chacun de ces types d’objets dans tout l’habitat. Ainsi c’est tout l’environnement qui évolue de manière subtile, progressive et stable. C’est un gros chantier que vous entamez, loin d’être anodin.

Le choix. Que dois-je garder ? De quoi dois je me débarrasser ? La réponse doit fuser d’elle-même, en dehors du contrôle de votre mental. Centrez-vous sur votre ressenti. La seule vraie question qui doit vous guider : cet objet me met-il en joie ?… ai-je la certitude que je dois le garder ? Si la réponse est non, envisagez de le remplacer. La question est à vous poser dans « l’ici et maintenant » pas « si je maigris ce vêtement m’ira mieux » ou : « que va penser Untel si je me débarrasse de son cadeau ? ». N’écoutez pas ces croyances limitantes, ces histoires que l’on se raconte et qui nous empêchent d’avancer. Ce ressenti est unique et appartient à vous seul. Comme il vous appartient de choisir ce que vous voulez garder ou pas. De ce que vous souhaitez vous entourer pour vous accompagner. C’est un choix important pour voyager en bonne compagnie.

Vous découvrir par le tri et le rangement

Ce tri est un excellent moyen de faire le point et de vous redécouvrir. C’est un moment pour prendre du recul, vous centrer sur vous, vous interroger sur vous-même. Si vous êtes à votre écoute, le résultat peut vous pousser à réajuster des choses. Vous pourriez être amener à modifier les couleurs de votre chambre pour vous rapprocher de vos besoins et vos envies récemment découverts ou à travailler sur ces besoins.

Vous passerez ainsi du trop au « juste ce qu’il faut » pour ne pas vous perdre dans un trop grand choix, ce qu’il faut de joie et d’entrain pour vous donner de l’énergie et vous y remettre. Juste la bonne place pour que la vision de cet objet au quotidien vous redonne de l’énergie. Trouver le juste équilibre des choses.

En neutralisant les sources de nuisance de vos lieux de vie, en exploitant au mieux les forces bénéfiques de votre environnement, vous améliorerez votre santé physique et psychologique, et vous vous épanouirez au mieux dans les différents domaines de votre vie.

A lire : Ma maison, mon bien-être, Céline Charron, éditions Mango

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