Jeudi 17 septembre, le Clown Roberto, le seul clown d’hôpital de Guadeloupe, a reçu un chèque d’une valeur de 2000€ pour lui permettre de poursuivre ses visites à l’hôpital. Des visites évidemment nécessaires d’après le Dr Philippe DESPREZ, chef du service pédiatrie au CHU de Guadeloupe.
Ce chèque qui lui a été remis par La Vache qui rit® permettra à Clown Roberto de poursuivre le formidable travail qu’il opère depuis 13 ans en tant que Clown d’hôpital. Près de 9000 enfants ont ainsi bénéficié de ses improvisations et de l’effet du rire guérisseur.
La Vache qui rit®​, en plus d’être une portion de fromage aux valeurs nutritives reconnues, est une portion de rire. Un positionnement qui est à l’origine d’un fait unique dans ce secteur : la promotion du bien-être et de la bonne humeur à travers le rire.​ “Parce que c’est meilleur de rire” constitue bien plus qu’un slogan, c’est un état d’esprit qui a notamment inspiré la création de “L’observatoire du rire” (fourni en annexe).
Au sein de cette étude, ​La Vache qui rit® ​s’interroge sur les bienfaits du rire : Que pense-t-on du rire ? À quelle émotion est-il associé ? Le rire, meilleur médicament ? Il ressort de cette étude que le rire est très clairement identifié comme remède en faveur du bonheur et de la santé.
Le rire est l’une des premières formes de communication. C’est un langage à proprement parler, qui ne fait que du bien. Grâce à l’observatoire du rire développé par La Vache qui rit®, nous notons que, pour plus de 90% des français, la vie est plus simple quand on prend le parti d’en rire, car cela permet d’avancer plus vite. Toujours d’après ​L’observatoire du rire, “Plus de 8 personnes sur 10 considèrent que le rire a un impact positif sur la santé.​ ”
Ainsi, pour aller au delà de cette étude, et être dans son application concrète, La marque accompagne ​Clown Roberto dans le cadre de sa mission “Clown à l’hôpital”.


​Le clown d’hôpital provoque le rire, l’oubli de la maladie, ou le «faire avec la maladie» par le biais des techniques du spectacle vivant. Les interventions régulières de clown à l’hôpital ont commencé en septembre 2007. Le soutien du Groupe BEL doit contribuer à la pérennité de ces interventions.
A l’hôpital, les clowns ont pour mission d’accompagner les enfants lorsqu’ils doivent subir des soins douloureux. A l’heure actuelle les techniques cognitivo-comportementales ou psycho-corporelles sont en première ligne, notamment dans la prise en charge de la douleur aiguë, chronique ou liée aux soins. En outre, l’effet clown n’agit pas que sur l’enfant, il étend ses bienfaits par ricochet sur l’ensemble de la famille (parents, fratrie….) ainsi que sur les médecins et l’équipe soignante. Ces moments de décompression permettent aux soignants de se ressourcer et de continuer à agir pour le bien être de l’enfant hospitalisé.

Le rire possède de nombreuses vertus, parfois insoupçonnées. La marque donne ainsi à Clown Roberto la possibilité de développer ses actions bienveillantes.
Recueil des impressions de ce jeudi 17 septembre :

Qui est le Clown Roberto? 
Je fais des interventions de Clown à l’hôpital depuis 2007, soit 13 ans, j’interviens chaque semaine, une après-midi dans le service de pédiatrie. Je visite toutes les chambres occupées par des enfants, sauf les nourrissons. Mes interventions consistent en des tours de magies, des gags, de la jonglerie, de la bonne humeur et de l’empathie. Pour que les enfants se sentent mieux quand ils sont hospitalisés. Ils se rappellent du clown, ils rigolent.

Combien d’enfants avez-vous rencontré?
Je ne tiens pas de compte mais si il faut faire une moyenne : environ 9000 enfants.

Comment ça se passe lorsque vous intervenez dans la chambre d’un enfant ? Est-ce qu’ils sont préparés ou prévenus ? Est ce que c’est une surprise ?

La plupart du temps c’est une surprise. Surtout pour ceux qui sont hospitalisés pour la première fois. Certains sont hospitalisés régulièrement à cause de pathologies chroniques, ils sont un peu “abonnés au CHU”, donc ils savent que je suis là, et il me connaissent aussi sans ma tenue de clown. Mais la plupart du temps c’est une surprise et croyez-moi c’en est une très bonne. Comme c’est basé sur l’improvisation et l’empathie. Il y a de l’échange. Ce n’est pas du tout comme un spectacle ou d’un côté il y a l’artiste, de l’autre le spectateur, et entre les deux, une forme de mur.

Est ce qu’il y a une histoire qui vous a plus particulièrement marqué ? Une anecdote particulière ?

Il y a en beaucoup. Celle qui m’a le plus marqué, c’est celle de cette petite fille de 4 ans, assise sur le bord de son lit. Sa mère m’a regardé lorsque je suis entrée, mais la petite fille rien. J’ai tenté plusieurs choses et pas de réaction. Puis, en passant près d’elle, je suis tombé par terre. Elle s’est enfin mise à sourire. Alors j’ai refais ça au moins 50 fois devant elle. Elle regardait sa maman, elle rigolait. Sa mamman m’a dit qu’elle était comme ça depuis 5 jours suite à un AVC. C’était la première fois depuis cet incident qu’elle avait une réaction.

Vous êtes intermittent du spectacle, qu’est ce qui vous finance, de quoi vous vivez au quotidien ?

Au quotidien, je vis grâce aux spectacles avec la compagnie Mouv’art, spectacle de clown, spectacle de marionnettes, je donne des cours aussi. Mais ce qui me tient le plus à coeur dans tout ce que je fais, franchement, ce sont les interventions de clown à l’hôpital parce que je sens que ça sert à quelque chose de plus que juste un accès à la culture uniquement, ça sert à quelque chose de plus fondamental.

Comment sont financés vos visites à l’hôpital ?

Principalement par des subventions, auprès de la Région, auprès de la DAC, auprès du conseil département, et cette année, ​La Vache Qui Rit®​ m’a appelé.

Philippe DESPREZ vous êtes chef du service de pédiatrie du CHU de Guadeloupe. Dans le cadre de vos missions professionnelles, vous êtes amenés à interagir avec le clown Roberto, comment s’est passée la 1ère rencontre ?

Je l’ai rencontré par hasard, car sa présence était tellement établie le mardi après midi, que personne ne m’avait prévenu. J’ai été ravi de le rencontrer car ça m’a rappelé des expériences que j’avais eues à Strasbourg avec les musiciens intervenants dont j’avais fait la promotion au sein du service réanimation pour enfants. J’ai retrouvé les mêmes principes de travail qui sont extrêmement professionnels. On n’est pas dans de l’animation pour faire sourire point final. Il y a vraiment en amont une préparation; il y a un travail de professionnel pendant. et il y a une réflexion au détour. Ce sont des gens qui se sont formés, qui se forment en permanence, qui acquièrent d’autres capacités, c’est ce que disait Michel (Clown Roberto) tout à l’heure, qui tout le long de leur carrière essayent d’affiner et d’ajouter des pièces à toutes leurs panoplies de possibilités, avec une réelle envie d’empathie pour apporter quelque choses d’essentiel à l’enfant, quelque chose du domaine de l’essentiel alors que l’institution va se baser sur le nécessaire, un peu pragmatique. L’essentiel c’est un peu ce qu’essaye de faire notre équipe d’infirmières qui tiennent à avoir une prise en charge globale, holistique, et multidisciplinaire pour s’intéresser et prendre en soin tous les aspects de l’enfant.

Est ce que pour vous le Clown Robert fait partie du protocole médical pour aider les enfants ? Est ce que c’est un véritable plus qui fait partie de l’équipe?

Absolument. Dans les plus grands centres de soin et service très spécialisés souvent parisiens, le Clown ou le musicien intervenant, fait partie de l’équipe. Il est reconnu par les patients et leur famille comme faisant partie de l’équipe.

Est ce que vous identifiez un bénéfice pour votre équipe aussi ? Il n’apporte du rire qu’aux enfants ou est ce que vous sentez que votre équipe se sent mieux lorsqu’il est là ?

Son action ne peut pas être cloisonné dans un périmètre qui ne concerne que l’enfant. Forcément ça touche les familles de l’enfants lorsqu’elles sont présentes, et de toutes façons le personnel. Et cette action n’est pas que immédiate. Il y a un effet de durée dans le temps.

Clown Roberto vous êtes le seul clown à intervenir en milieu hospitalier en Guadeloupe ?

Oui tout à fait. Même au niveau des artistes de spectacles hors CHU, des bons clowns qui ont la maîtrise complète du métier, à ma connaissance, il n’y en a pas des masses.

Ne faut-il pas lancer un appel à candidature pour que d’autres clowns puissent prendre le relais, lancer une campagne de recrutement pour que d’autres clown s’inscrivent dans la même démarche ?

Encore faut-il qu’ils soient intéressés et le veuille, c’est ça le problème

En ce moment, nous vivons une crise sanitaire sans précédent, est ce que ça a impacté les visites que vous faites à l’hôpital ?

Oui, dès le confinement j’ai demandé si je devais continuer à intervenir, on m’a dit que ce ne serait pas possible par rapport au règles du gouvernement. Après le confinement, j’ai demandé ce qu’il en était et on m’a dit banco : avec masque (il montre son masque customisé), gel hydro alcoolique avant et après le passage dans chaque chambre, respect de la distanciation d’un mètre, mais ça c’était déjà le cas, interdiction de faire les enfants toucher quelque chose (objet de jonglerie, cartes etc), mais l’un dans l’autre, je m’adapte. Ca se passe très bien. Au niveau de la réaction des enfants, rien a changé entre l’avant, et le maintenant avec les masques. Les enfants sont habitués à ça.

Dr Desprez, est ce que pour vous l’ensemble de la profession a compris la valeur de l’intervention de clown de Roberto ou est ce qu’il y en a qui sont encore un peu réticents ?

On peut encore trouver des gens qui estiment que l’hôpital est un lieu qui doit n’être régit que par les principes d’action-réaction, diagnostic, traitement, évaluation, biologie etc.Mais la plupart des gens qui voit évoluer Michel avec nous, et qui nous voit travailler auprès de l’enfant, ont bien compris que l’on essaye de mettre l’enfant en confiance et que ce n’est pas avec une démarche purement scientifique que l’on y arrivera.

Est ce que pour vous l’effet est durable? C’est à dire, lorsque le Clown Roberto vient dans votre service, l’ambiance est-elle modifiée? Pendant une petite heure? Deux heures? Trois heures?

Plusieurs heures. Et comme on l’évoquait tout à l’heure, dans la mémoire des enfants, qui deviennent adultes et parents eux mêmes, c’est quelque chose qui reste pendant des années et des années . Puisqu’on en a la preuve par des témoignages que Michel recueille au cours de ses prestations à l’extérieur de l’hôpital.

Vous avez des personnes comme ça qui vous reconnaissent longtemps après une intervention?

Oui, ça m’est déjà arrivé. Parfois sur facebook, je reçois des messages de parents dont les enfants ont été hospitalisés; ils me remercient. Et même une jeune mère, qui m’a dit que j’étais son rayon de soleil , car lorsqu’elle était plus jeune, donc enfant, elle a été hospitalisée souvent et elle attendait ma venue avec impatience à chaque fois. Ca lui faisait du bien; elle me l’a dit et ça m’a touché.

Alors, vous nous avez dit que dans le cadre des visites à l’hôpital vous fonctionniez essentiellement à partir de subventions; effectivement aujourd’hui, vous avez la chance de recevoir l’aide et le soutien de la Vache qui rit® pour qui il est important de rire, le rire aussi est une façon de générer du bien-être, de la bonne humeur et de la guérison. Vous allez repartir tout à l’heure avec un chèque d’une valeur de 2000€; concrètement, à quoi ce chèque va t’il vous servir?

Eh bien, il contribuera à pérenniser les actions que l’on a à l’hôpital. Ce montant me permettra d’assurer 4 à 5 mois d’interventions, 1 fois par semaine.

Rira bien qui rira le premier
Les plus de 50 ans sont 25% plus nombreux à considérer
que plus on avance en âge, plus on rit.
Le rire est aussi un puissant moteur social : pour près
de 3 personnes sur 4, il permet de se faire de nouveaux amis, et près de 9 personnes sur 10 déclarent admirer ceux
qui en maîtrisent la mécanique.

 

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